Philippe Echaroux, street artiste 2.0

C’est la particularité de son art : créer une œuvre éphémère, faite de lumière, qui n’abîme pas le support naturel. À la fois photographe et street artiste, Philippe Echaroux a échangé ses bombes de peintures contre un appareil photo et un projecteur.

Philippe Echaroux a toujours un projet en tête. En juillet dernier, il réalisait une performance à Marseille dans le cadre de « Seven to Fixe », expo inédite d’artistes de la scène artistique contemporaine (Speedy Graphito, Okuda, Bault et Mahn Kloix).

Un art qui ne laisse pas de traces

C’est dans cette ville, où il vit et travaille depuis plus de 8 ans, que l’artiste s’est fait remarquer en 2014. Une projection géante du portrait géant de Zidane mimant un « chut » apparaît un soir sur le célèbre mur de la corniche face à la mer. La photo crée un vrai buzz. On croit même un temps que l’entraîneur-adjoint du Real revient à l’OM. « On parle souvent de la ville en mal, je voulais projeter une image d’un symbole, d’un modèle qui parle à tout le monde« , explique alors Philippe Echaroux à LCI.

Son art ne laisse pas de traces. Cet concepteur d’une forme de street art 2.0 n’utilise ni bombes ni pinceaux pour ses créations. Ses sujets, il les photographie pour ensuite projeter leur image sur un support extérieur, un mur, une voiture ou un pont.

Ses images ont fait le tour du monde, sur les murs de Cuba à la Havane, sur la façade de la Sagrada Familia à Barcelone ou sur un des ponts de Paris.

Sensibiliser à la cause écologique

Très sensible à la problématique écologique, Philippe Echaroux franchit une nouvelle étape en répondant à l’appel du chef de la tribu des Surui, un peuple d’Indiens méconnus. Il rejoint en Amazonie ces grands défenseurs de la forêt.

Deux ans de travail sont nécessaires au total, pour, entre autres, établir un lien de confiance avec ce peuple. L’artiste marseillais finit par concrétiser son projet : photographier les visages des membres de la tribu et les diffuser sur les arbres de la forêt.  « Je cherchais à réaliser un projet pour défendre la forêt amazonienne, avec des gens qui y vivent. Je ne voulais être qu’un lien. Le projet, c’est eux : c’est leurs visages et c’est chez eux, » souligne-t-il à Canal plus.

Première Mondiale: du Street Art au coeur de la Forêt Amazonienne – World First Street Art in the Rainforest. from pays-imaginaire.fr on Vimeo.

Cet engagement pour l’écologie, il a choisi de le poursuivre avec « Ice Scream ». Ce second projet l’a conduit en juin dernier, dans les Alpes. Avec l’aide d’un guide de haute montagne, un portrait et de trois messages sont projetés sur des glaciers de la région de Chamonix.

Le projet est une réponse à « la décision de Trump d’ignorer l’élan écologique mondial » et une manière de « parler d’un des effets les plus visibles de ce réchauffement climatique que cet homme rejette », détaille ce passionné dans la vidéo qui retrace son aventure.

Ice Scream – Philippe Echaroux from Arnaud Moro on Vimeo.

Vous pouvez également suivre son travail sur Facebook et Instagram.

(La photo en Une est une capture d’écran extraite de la vidéo « du Street Art au coeur de la Forêt Amazonienne »)

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